• Certains hommes croient en un dieu ; d'autres en plusieurs ; d'autres encore sont athées ou agnostiques.
    Tous ont à vivre ensemble. cette vie commune, selon la première déclaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégiée d'une croyance. la puissance publique promeut le bien commun. elle devra donc être neutre sur le plan confessionnel et développer, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement.
    Afin que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance. ainsi comprise, la laïcité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue une condition de possibilité fondamentale de la vie publique. on ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent.

  • Les religions sont-elles dangereuses ? Non, si elles n'engagent que les croyants. Oui, si elles prétendent à nouveau dicter la loi commune. Les fanatismes religieux d'aujourd'hui sont inquiétants. Face à eux, un seul rempart : la laïcité. Une laïcité contestée par les nostalgiques des privilèges publics des religions. Pourtant elle fournit à des hommes d'origines très diverses un cadre commun universel, délivré des traditions rétrogrades. Ainsi elle les unit tous en conjuguant le respect des différences et l'émancipation de chacun.
    Histoire, géographie, philosophie, littérature, théologie, sociologie, droit font de ce livre une véritable encyclopédie de la laïcité. On s'y promènera « à sauts et à gambades » pour en comprendre le sens et l'enjeu, admirer ses héros, goûter les beaux textes qu'elle a inspirés, mesurer sa dynamique aux divers points du globe.

  • Karl Marx n'a rien à voir avec sa caricature stalinienne, ravageuse pour la nature et pour les hommes. Voici une visite guidée de la dimension la plus méconnue de son oeuvre. Elle nous fait découvrir un à un les fondements de l'écologie politique moderne. D'abord, l'humanisme naturaliste de Marx, qui souligne le lien essentiel entre la vie humaine et la nature. Ensuite, la mise en évidence des coûts écologiques et sociaux externes d'un capitalisme irresponsable, qui épuise à la fois la fertilité du sol et la force du travailleur. Puis la critique d'un détournement du progrès technique vers l'exploitation toujours plus intensive de la Terre et des hommes. Enfin, le rejet d'une mondialisation qui accélère l'épuisement conjoint de la nature et des travailleurs. On mesure l'actualité d'une telle pensée. De nos jours, la planète ne peut plus reproduire ce qu'elle consomme, et le réchauffement climatique menace les écosystèmes, donc les générations futures. À ce capitalisme prédateur, Marx oppose une double révolution : écologique et sociale. L'agriculture et l'industrie, confiées aux producteurs, équilibreront prélèvement et restitution. La règle verte rendra impossibles gaspillage et pollution. Délivrée d'une spéculation financière oublieuse des besoins réels, l'économie se recentrera sur la valeur d'usage des produits et sur les biens communs à tous.

    Penseur de la laïcité internationalement reconnu, Henri Pena-Ruiz travaille sur les différents registres de l'émancipation humaine. Dans cet esprit, il publie ici son troisième livre sur Karl Marx.

  • Le nez de Cléopâtre qui a changé le monde, le feu de Prométhée, la chute d'Icare...
    Ces mythes et histoires sont à l'origine même de notre civilisation. Peut-on mieux définir l'amour-passion qu'en évoquant Tristan et Yseut ? ou l'aveuglement par l'histoire si connue d'oedipe ? Henri Pena-Ruiz nous invite, comme dans une conversation entre amis, à réfléchir sur les conquêtes de la culture et de la technologie, le bonheur illusoire ou la paralysie de l'indifférence.

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  • Pourquoi exposer le sens de l'école et remonter aux principes fondateurs d'une telle institution ? À l'origine, il y a, bien au-delà du suffrage universel et du principe juridique de la souveraineté populaire, une certaine idée de l'homme-citoyen : il ne s'agit pas seulement de transmettre à tous les enfants les savoirs et les savoir-faire nécessaires à la production des biens requis pour vivre ; il faut aussi, en cultivant l'autonomie de jugement, faire de chaque citoyen le maître de ses pensées.
    En raison de son exigence, cet idéal ne peut pas se réaliser aisément. Une société ne se met pas spontanément à distance d'elle-même, surtout lorsqu'elle est dominée par des puissances médiatiques, désireuses de « faire l'opinion », et déchirée par un chômage structurel. Dans ce contexte, l'existence de l'institution scolaire n'est-elle pas en péril ?
    Telle est la singularité du présent ouvrage : à la fois présentation raisonnée de l'idéal fondateur de l'école et mise à l'épreuve de cet idéal au regard d'une réalité qui en contrarie la réalisation, il donne des repères conceptuels propres à affranchir le jugement des malentendus polémiques.

  • Faite pour tout le peuple, la république laïque libère le droit de ce qui divise les hommes. Ni religions reconnues, ni athéisme consacré. Une même loi vaut pour tous. À la liberté de conscience se conjugue la pleine égalité de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas. La complicité tendue de Dieu et de César laisse la place à l'affranchissement réciproque de Dieu et de Marianne.
    Contrairement aux particularismes exclusifs, la laïcité permet de concilier la diversité des croyances et des patrimoines culturels avec l'égalité des droits. Ainsi, le bien commun échappe à la guerre des dieux. Et l'ouverture à l'universel est préservée par l'espace civique.
    La laïcité n'est pas le degré zéro des convictions. Elle parie sur des hommes libres, maîtres de leur jugement, capables de concorde authentique. L'école laïque apprend à ne pas transiger avec l'exigence de vérité. Cette confiance dans la souveraineté de la pensée humaine est la vertu propre à la laïcité, force d'âme fraternelle où se transcendent les « différences ». Liberté, égalité et fraternité trouvent en elle leur sens plein et généreux.
    Ce livre propose une philosophie de la laïcité. Il conjugue les approches de l'histoire, de la théologie, et du droit. Sans polémique, il éclaire les questions actuelles par une réflexion sur la genèse et les fondements de l'idéal laïque. Il en montre la dimension émancipatrice face à la menace des nouveaux obscurantismes et des identités exclusives.

  • I. Les diverses options spirituelles II. Religion et politique : une liaison dangereuse III. La raison contre l'oppression IV. Valeurs et principes de la laïcité V. L'État émancipé : la séparation laïque VI. La laïcité de l'école publique Corpus Augustin Averroès Bayle La Bible Camus Condorcet Constant Le Coran Descartes D'Holbach Les Droits de l'Homme Ferry Feuerbach Hugo Hume Jaurès Kant Kintzler Lamennais Las Cases Lemire Locke Loi du 9 décembre 1905 Lucrèce Pascal Pie IX Platon Rabaut Saint-Étienne Rousseau Séailles Spinoza Stuart Mill Thomas d'Aquin Voltaire Weber Vade-mecum Communautarisme Concordat Culture Fondamentalisme Laïcité Liberté de conscience Neutralité Privé/public Secte Sécularisation Séparation Tolérance

  • Comment assumer ses désirs et fortifier sa volonté ? Comment vivre au mieux son rapport à soi-même et aux autres ?
    Continent multiplier les jouissances qui rendent l'existence heureuse ? Avec Epicure et Montaigne, Descartes et Spinoza, Nietzsche, Camus et bien d'autres, il s'agit de trouver le chemin menant à la sérénité.
    En treize leçons, Henri Pena- Ruiz revisite les sagesses qui fondent l'art de vivre. Entre récits, analyses, moments poétiques et méditations philosophiques, il nous invite à cultiver au mieux le goût de vivre. Un livre à lire pour ne laisser passer aucune occasion de bonheur !

  • Faite pour tout le peuple, la république laïque libère le droit de ce qui divise les hommes.
    Ni religions reconnues, ni athéisme consacré. Une même loi vaut pour tous. A la liberté de conscience se conjugue la pleine égalité de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas. La complicité tendue de Dieu et de César laisse la place à l'affranchissement réciproque de Dieu et de Marianne. Contrairement aux particularismes exclusifs, la laïcité permet de concilier la diversité des croyances et des patrimoines culturels avec l'égalité des droits.

    Ainsi, le bien commun échappe à la guerre des dieux. Et l'ouverture à l'universel est préservée par l'espace civique. La laïcité n'est pas le degré zéro des convictions. Elle parie sur des hommes libres, maîtres de leur jugement, capables de concorde authentique. L'école laïque apprend à ne pas transiger avec l'exigence de vérité. Cette confiance dans la souveraineté de la pensée humaine est la vertu propre à la laïcité, force d'âme fraternelle où se transcendent les "différences".
    Liberté, égalité et fraternité trouvent en elle leur sens plein et généreux. Ce livre propose une philosophie de la laïcité. Il conjugue les approches de l'histoire, de la théologie, et du droit. Sans polémique, il éclaire les questions actuelles par une réflexion sur la genèse et les fondements de l'idéal laïque. Il en montre la dimension émancipatrice face à la menace des nouveaux obscurantismes et des identités exclusives.

  • Si Marx insiste sur la dialectique des émancipations ce n'est pas pour disqualifier la définition juridique des droits de l'homme, mais pour montrer les limites de tout registre d'émancipation séparé, quand son formalisme vire à l'hypocrisie. La liberté d'un chômeur en fin de droits est nulle au regard du contrat de travail proposé-imposé.
    Penseur du premier âge du capitalisme dépourvu de lois sociales, Marx l'est par là même du troisième âge, qui se rêve comme celui de la dérégulation générale, marquée par l'externalisation des coûts écologiques, humains et sociaux de la frénésie de profit et de compétitivité. Une dérégulation préoccupante au regard du réchauffement climatique et de l'épuisement des ressources naturelles mais aussi d'une humanité minée par des écarts de fortune abyssaux, du fait d'un système « qui produit la richesse en créant la misère » (V. Hugo)

  • Henri Pena-Ruiz retrace dans cet ouvrage une histoire raisonnée et passionnante de la solidarité, en redonnant tout son sens à une action qui nous conduit au progrès de l'humanité.

  • Le périple d'Ulysse représente l'aventure même des hommes : comme Ulysse, on risque tomber de Charybde en Scylla ; comme Ulysse, on se laisse parfois séduire par le chant des Sirènes ; comme Ulysse, on porte en soi, loin de la terre familière, la nostalgie des origines... L'épopée de l'humanité est bien une sorte d'odyssée, une quête de soi en laquelle prennent sens les récits et légendes (Le fil des Parques, Le fil d'Ariane, La pomme d'Adam, Le glaive de Spartacus, etc). C'est pourquoi les histoires d'un temps et d'un lieu, telles qu'elles sont racontées dans ce livre, sont finalement des « histoires de toujours ». « Des pages captivantes, souvent poétiques, qui racontent avec simplicité des histoires légendaires et sonnent juste en disant le sens de l'aventure humaine. » France Culture

  • Nous avons perdu de vue l'idéal laïc. La laïcité subit les conséquences des attaques contre l'État et recule sous les feux croisés de ses adversaires. D'une part, on la taxe d'être une idéologie parmi d'autres, partisane et dépourvue d'universalité ; d'autre part, elle aurait contribué à détruire les repères et à vider de sens la société. À ces deux titres, elle serait disqualifiée.
    Pourtant, son idéal d'un monde commun aux hommes par-delà leurs différences est plus que jamais d'actualité. Et il est urgent de réaffirmer que l'école, chargée de former des citoyens libres, reste son lieu de prédilection. Or, face aux nouvelles ambitions des cléricalismes, face à l'anesthésie graduelle du débat politique par la pensée unique, face à la montée du communautarisme et au brouillage de la notion d'identité collective, seule la laïcité peut constituer un rempart efficace et endiguer le morcellement du monde. Car elle est au coeur de l'égalité républicaine. Henri Pena-Ruiz est philosophe.

  • Marx quand même

    Henri Pena-Ruiz

    • Plon
    • 20 Septembre 2012

    Étrange époque... Jamais l'humanité n'a produit autant de richesses ; pourtant de nouvelles formes de misère côtoient l'opulence des maîtres du monde. L'argent-roi, les inégalités accrues, les désastres écologiques, les peuples exclus des décisions, le tout couvert par l'invocation incantatoire des droits de l'homme... Penseur visionnaire, Marx décrit la mondialisation capitaliste telle que nous la vivons. Une mondialisation qui « épuise la terre et le travailleur » et noie l'humain « dans les eaux glacées du calcul égoïste ». La religion y devient « supplément d'âme d'un monde sans âme », voire source de fanatisme identitaire. À rebours des compensations illusoires et des nationalismes haineux, Marx en appelle à la solidarité de tous les peuples. À exploitation mondialisée, résistance mondialisée. Il crée la première Internationale, levier de conquêtes sociales. Marx ouvre ainsi la voie de l'émancipation universelle. Redécouvrons-le, affranchi de sa caricature stalinienne, qui fut une sinistre trahison de son idéal de justice. Il se révèle d'une singulière actualité.

  • Bonjour, monsieur Marx. Je ne peux vous cacher mon émotion. Vous représentez beaucoup pour ceux qui se révoltent contre le monde comme il va . Aujourd´hui le capitalisme fait rage, l´argent roi règne. Comment caractériser le genre de relations qu´il instaure entre les hommes ?


    Premiers jours de janvier 1882. Maitland Park Road, quartier de Londres, j´arrive enfin chez lui. Désormais, Karl Marx est seul. Il n´a que 63 ans, mais tous ceux qui l´ont rencontré dernièrement le décrivent comme à bout de forces. Il continue cependant à travailler, à revoir ses manuscrits pour son grand oeuvre :Le Capital, le chef d´oeuvre inachevé. Je m´assieds en face de lui. Notre premier entretien commence. Il sourit parfois, s´indigne souvent des injustices qu´il évoque et de l´hypocrisie qui les recouvre. Une photo de son ami de toujours, Friedrich Engels, est là, sur la cheminée, derrière lui. Pour de nombreuses questions, je vais avoir le sentiment de m´adresser à eux deux. D´ailleurs, Karl Marx se tourne régulièrement vers l´image de son ami, comme pour mieux solliciter son acquiescement. Les deux penseurs ont voulu dire tout haut la vérité d´un monde à dépasser et celle d´un monde à inventer.



    Philosophe et professeur, Henri Pena-Ruiz a consacré sa thèse de doctorat à la laïcité et s´est intéressé aux grandes légendes de la pensée, auxquelles il a consacré deux livres :Le Roman du mondeet lesHistoires de toujours.


    CollectionL´Entretiendirigée par Marc Lecarpentier Un entretien composé de questions fictives et de réponses authentiques

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