• Que faire si votre route croise celle d'un moustique, d'un chien errant, d'un ours, d'abeilles énervées, d'un macaque affamé ? Savez-vous que les corneilles ont une mémoire incroyable et comptent parmi les animaux les plus rancuniers ? Que les ours sont myopes mais ont un odorat incroyablement développé ?
    Face à une bête sauvage, nous réalisons l'étendue de notre ignorance. Nous faisons la brutale expérience de notre propre appartenance au monde animal, et de la faiblesse de notre espèce, qui n'inspire spontanément ni terreur ni crainte. Avec ce guide à la fois informé et étonnant, Joëlle Zask ne nous propose pas seulement de nous prémunir contre une morsure ou un coup de griffe. Elle nous invite à faire connaissance avec les autres animaux de la nature, et à remettre en question la place que nous accordons aux humains parmi eux.

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  • Des renards dans les jardins de Londres, des sangliers dans les rues de Marseille, des léopards dans les artères étroites de Bombay, des coyotes dans les parkings de New York, des kangourous dans les rues de Canberra : repoussés une campagne chaque jour plus hostile - polluée, rognée par l'urbanisation ou déréglée par le changement climatique - les animaux sauvages s'installent dans les villes. Ils s'y adaptent. A New York, les rats mangent des bagels et de la bière ; à Paris, ils optent pour du beurre et des croissants.

    Ce phénomène s'accentue. Et si, demain, nous devions les côtoyer au quotidien ?

    La ville telle que nous la connaissons a été historiquement pensée contre les animaux sauvages­ et, plus généralement, contre la nature. Accueillir ces animaux parmi nous paraît impensable. Les rejeter, impossible. Les exterminer, cruel et dangereux pour les équilibres écologiques.

    Ce livre propose une expérience de pensée. A quoi ressemblerait une ville dans laquelle les distances et les espaces rendraient possible la coexistence avec les bêtes sauvages ? Une ville qui ne serait plus pensée contre les animaux, ni d'ailleurs pour eux, mais avec eux ? Comment, en somme, à l'heure des grands bouleversements écologiques, construire une nouvelle arche de Noé ?

  • Incendies de Californie, de Grèce, du Portugal... Les feux de forêt, ce phénomène que l'on connaît depuis toujours, prennent désormais une ampleur telle qu'ils en viennent à changer de nature : nous avons désormais affaire, un peu partout dans le monde, à des « mégafeux ». À l'échelle de l'espèce humaine, ils sont cataclysmiques. Leur violence est telle qu'il est légitime de redouter que, parmi tous les scénarios des catastrophes naturelles liées au changement climatique que nous avons imaginés, celui de la destruction par les flammes s'avère le plus imminent.
    Or, qu'ils soient intentionnels, accidentels ou liés au réchauffement climatique, l'homme en porte la responsabilité.
    Ce phénomène nouveau est symptomatique, telle est la thèse de Joëlle Zask, de l'ambiguïté fondamentale de notre rapport à la nature à l'heure de la crise écologique. Une nature à la fois idéalisée, bonne en soi, à laquelle il ne faudrait pas toucher pour la laisser la plus vierge et pure possible ; et, de l'autre côté, une volonté de domination bien connue, menant à la destruction.
    Voilà qui ne laisse pas de place à l'idée d' « entretien », à une relation régulée, pragmatique, de l'ordre du partenariat.
    En cela, le phénomène des grands feux, phénomène extrêmement inquiétant, éclaire mieux que toute autre catastrophe écologique l'impasse dans laquelle nous semblons nous trouver ; seule catastrophe née de la main de l'homme, arme de pure destruction accessible à tout un chacun, il met par ailleurs au jour la jouissance de la destruction qui semble gagner chaque jour du terrain.

  • On a l'habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l'usine, du commerce, de la ville. Le paysan resterait un personnage au mieux simple et vertueux, au pire arriéré et réactionnaire, n'ayant que haine et mépris pour la ville, la société et le progrès authentique. À l'opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre l'agriculteur ou le jardinier et la terre cultivée, favorise la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d'expériences démocratiques.
    Du jardin d'Éden qu'Adam doit « cultiver » et, en même temps, « garder », c'est-à-dire dont il doit prendre soin, à la « petite république » que fut la ferme pour Jefferson, les hortillonnages médiévaux d'Amiens, l'agriculture urbaine de Savannah vers 1750, les kibboutz israéliens, les jardins ouvriers et familiaux, l'agriculture environnementale actuelle, les « incroyables comestibles » de Todmorden, les jardins partagés urbains, et bien d'autres épisodes tous plus inventifs les uns que les autres. Aujourd'hui, des millions de gens s'engagent dans des expériences agricoles qui représentent une puissance de changement considérable.
    Cultiver la terre n'est pas un travail comme un autre. Ce n'est pas d'abord suer, arracher, rentabiliser, s'essouffler, souffrir, arraisonner. C'est, en premier lieu, dialoguer, écouter, proposer, prendre une initiative et écouter la réponse, mêler des rythmes et des logiques différents, viser l'avenir sachant qu'on ne peut calculer à coup sûr. Sous cet angle, l'agriculture comme culture de la terre n'ont rien de commun avec la production agro-industrielle et l'organisation capitaliste de cette production. Elles s'en distinguent comme la subsistance se distingue du profit, la fertilité s'oppose au rendement, comme l'occupation ou la jouissance de la terre se distinguent de son appropriation.

  • Avec Charles S. Peirce et William James, John Dewey (1859-1952) est un fondateur de la philosophie pragmatiste. Connu pour sa théorie de l'éducation par l'expérience, pour sa philosophie de l'art ou pour sa théorie de l'enquête, il s'est aussi attelé à la tâche de « reconstruire » la philosophie sociale. Son projet fait de lui un fondateur de la démocratie radicale et participative. Au lieu de se limiter au rôle de la critique sociale, Dewey a pour ambition de proposer une définition du « social » telle que la « société » soit mise en quelque sorte « à la portée » de ses membres.
    Les questions qui animent ses textes de 1898 à 1948 sont les suivantes : comment concevoir la société et la socialisation de manière à garantir une « action sociale » efficace qui soit, en fonction des circonstances, individuelle, commune ou collective ? Comment se représenter la société non seulement pour supprimer tout un cortège de faux problèmes, mais surtout pour atténuer les divers blocages qui menacent ou même suppriment la participation des individus à l'existence des groupes dont ils sont membres et, ce faisant, leur individualité ?

  • Jules César, Louis 14, Napoléon III, Ismaïl Pacha, Hitler, Staline ou Mao Zedong ont voulu des places publiques à leur image. Ils ont été les commanditaires d'espaces qu'ils destinaient à incarner leur vision politique et à consolider leur pouvoir. Eux et leurs congénères nous ont légué des places royales, impériales, nationalistes, fascistes qui, aujourd'hui encore, jalonnent nos villes et nos villages. Mais qu'en est-il des démocrates convaincus ? Se sont-ils eux aussi demandés quelles places pourraient convenir à leurs idéaux et à la promotion des modes de vie qui leur tiennent à coeur ? À quelques exceptions près, la réponse est non. Cette question n'a pas été posée, pas même à Athènes. D'où vient cette lacune ? Quelle est la nature de l'inconscient politique qui nous la rend invisible ? Quelles places en démocratie ?

  • Que signifie, que sous-entend, qu'engage, la participation ? En art, en politique, à l'école, dans l'entreprise, dans la presse et sur le web, une même injonction est aujourd'hui adressée à chacun d'entre nous : participez ! Oui, mais à quoi, comment et pour quoi faire ? Sait-on ce que participer veut dire ? Rien n'est moins certain. Cet essai propose d'explorer l'idée de participation afin de mettre au jour les critères permettant de faire la part entre ses formes superficielles, fallacieuses, manipulatrices ou simplement plébiscitaires - elles sont légion - , et celles qui s'avèrent au contraire réellement constructives aussi bien pour chaque individu que pour le groupe. À partir d'exemples empruntés à toutes sortes d'activités - jouer aux cartes, voter, apprécier une oeoeuvre d'art, discuter, organiser une randonnée, chercher à être reconnu -, il s'agit de montrer que la participation bien comprise s'identifie à cette subtile articulation entre prendre part, apporter une part (contribuer) et recevoir une part (bénéficier). Bref, à l'idéal démocratique lui-même. Cet ouvrage, au croisement de la philosophie, de la sociologie, de la science politique et de l'esthétique, s'adresse à tous ceux pour qui la participation n'est pas un mot creux, mais définit la qualité même des relations interhumaines dans un monde résolument ouvert à l'expérience démocratique.

  • L'opinion publique est ce vers quoi convergent tous les principes du régime démocratique : la participation du peuple au gouvernement, le vote, la liberté d'expression comme l'éducation.
    C'est pourquoi la formation de l'opinion publique est un problème qui ne peut être laissé dans les marges d'une pensée et d'une pratique démocratiques. Or, ce problème a été abandonné au profit de l'élaboration de méthodes statistiques d'enquête et de sondage, et ce en même temps que l'opinion acquérait un pouvoir immense et se voyait discréditée au titre d'opinion de la masse. L'incompétence, le conformisme, l'irrationalité, la versatilité, sont encore réputés ses traits dominants.
    Mais ces derniers proviennent-ils des transformations sociales du public, comme cela a souvent été affirmé, ou sont-ils avant tout solidaires des présupposés - notamment psychologiques, comportementalistes - qui ont présidé à l'invention des outils de quantification au cours de la première moitié de notre siècle ? Afin de contribuer à renouveler la pensée de la démocratie, il est important de mettre en évidence les enjeux politiques des définitions psychosociales de l'opinion publique auxquelles la science politique, d'abord américaine, doit sa naissance.
    Sur cette base, il faut dénoncer la dérive antidémocratique qui a justifié l'appel aux experts et, de là, le fait que le public a été réduit à n'exercer qu'un contrôle diffus, largement passif et réactif, de l'exercice du pouvoir.

  • Contrairement aux conceptions de ses contemporains, la démocratie est pour le philosophe américain John Dewey (1859-1952) un idéal " radical ", à la fois éthique, social et politique, avec lequel il ne transige pas. Participer signifie contribuer à fixer individuellement les conditions dans lesquelles l'expérience future prendra place ; tout aussi bine développer son individualité, s'associer librement ou être membre du public.

  • L'Outdoor Art suscite des expériences en accord avec nos principes démocratiques de liberté, d'individualité, d'égalité et de justice. Il coopère avec l'environnement tout en le modifiant et crée des lieux où on a envie de se promener, explorer, jouer. Nous ne sommes plus des spectateurs ou des consommateurs mais des visiteurs appelés à exercer tous leurs sens.

    De Parmiggiani à De Maria, de Nils-Udo à July, de Hirschhoorn à Oppenheim en passant par les mémoriaux dédiés à la destruction des juifs d'Europe, Joëlle Zask nous fait découvrir la subtilité de cet univers artistique.

  • La collection est dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS. Il existe un public virtuel pour la philosophie. Il existe de très bons philosophes. Comment faire pour que la rencontre ait lieu ? Comment faire pour que la discordance du désir de la pensée et de la réalité de la pensée soit réduite ? C'est l'enjeu de cette collection qui ouvre un espace pour des prises de position et des débats publics sur des questions d'actualité abordées d'un point de vue philosophique.

  • La collection Carnets recomposés propose le portrait d'une personnalité du monde des arts, des lettres, de la culture ou des sciences, réalisé à partir des traces graphiques qu'elle laisse sur le papier. Ce « carnet recomposé » offre des regards croisés sur ces dess(e)ins : un texte, écrit par une autre personnalité, pas nécessairement du même domaine artistique, présente librement l'auteur des dessins ; un photographe livre tout aussi librement sa vision de l'homme et de son travail graphique.

    Chaque Carnet recomposé se présente sous la forme d'un emboîtage cartonné 3 volets plus rabat (sous film), orné d'une sérigraphie et contenant 3 cahiers :
    - un cahier texte (32 pages) écrit ici par Catherine Zask et Joëlle Zask.
    - un cahier photos (16 pages) prises ici par Matthieu Raffard.
    - un cahier dessins (64 pages), ici ceux de Catherine Zask.

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