• La vie liquide

    Zygmunt Bauman

    • Pluriel
    • 16 Janvier 2013

    La vie liquide est la vie prise dans le flux incessant de la mobilité et de la vitesse. Elle est le triomphe du consumérisme. Tout, y compris l'homme, devient objet de consommation, avec une date de péremption au-delà de laquelle ils deviennent jetables.  Analysant les changements qui affectent l'individu, les nouveaux modes de la célébrité, les transformations de la culture ou encore la promotion de la sécurité comme valeur, l'auteur décrit ainsi la société en voie de liquéfaction avancée et avance des pistes pour imaginer un avenir plus vivable. Zygmunt Bauman est né en Pologne en 1925. Il a enseigné la sociologie à l'université de Leeds, où il est professeur émérite. Sociologue de réputation mondiale il a publié de nombreux ouvrages, dont, dans la collection « Pluriel », Le coût humain de la mondialisation, La vie en miettes, L'amour liquide, La société assiégée.

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  • Depuis toujours, des re´fugie´s, emmene´s par la guerre et la faim, toquent a` la porte de mieux lotis. Pour ceux qui se trouvent derrie`re ces portes, ces importuns ont toujours d'abord e´te´ des e´trangers, des e´trangers porteurs de peur et d'angoisse.

    Nous sommes, aujourd'hui, confronte´s a` une forme extre^me de ce motif historique. Alors que les me´dias sont obse´de´s par une « crise migratoire » qui menacerait notre mode de vie, on voit nai^tre une ve´ritable panique morale. L'ide´e que le bien-e^tre de nos socie´te´s est menace´e est de´sormais largement re´pandue.

    C'est cette panique morale que disse`que Zygmunt Bauman dans ce petit essai incisif paru en 2016.

    Il revient sur la manie`re dont hommes et femmes politiques ont exploite´ la peur pour la re´pandre d'abord chez les plus de´she´rite´s d'entre nous. A` ceux-la`, on promet d'e´riger des murs, non des ponts. Mais si cette promesse rassure a` court terme, elle est condamne´e a` l'e´chec sur le long terme.

    Car la crise a` laquelle nous sommes confronte´s concerne l'humanite´ dans son ensemble. Nous sommes, plus que jamais, de´pendants les uns des autres. Raison pour laquelle il nous faut inventer de nouvelles manie`res de vivre ensemble.

  • L'auteur évoque dans ce livre le sentiment d'insécurité inspiré par la fragilité des liens humains, ainsi que les désirs conflictuels visant à les resserrer.
    Ce livre aborde la fragilité des liens humains. L'auteur évoque le sentiment d'insécurité inspiré par cette fragilité, ainsi que les désirs conflictuels visant à resserrer les liens. Dans une société mondialisée, prônant notamment la consommation et développant de vastes réseaux de communication, les relations humaines deviennent flexibles plutôt que durables.

  • Retrotopia

    Zygmunt Bauman

    A la mort de Zygmunt Bauman, en janvier 2017, Roger Pol-Droit soulignait dans le Monde que le lire, c'est toujours « rencontrer une éthique contemporaine sans dogme ni concession ». Philosophe et sociologue aussi érudit qu'inclassable, né en Pologne mais ayant vécu l'essentiel de son existence en Grande-Bretagne, cet intellectuel europeéen par excellence éclaire notre temps à l'instar d'un Norbert Elias ou d'un Georg Simmel. Rétrotopie, publié à titre posthume quelques mois après sa disparition, peut être considéré comme une manière de testament - et comme une mise en garde de poids.

    C'est que Bauman, avant de disparaître, constatait partout un refus général de se confronter véritablement aux grands défis de ce XXe sècle naissant - et, notamment, aux questions soulevées par des flux migratoires. Partout, on observe l'avènement d'une forme d'aspiration rétrograde, la volonté d'en revenir à un passé plus ou moins mythifié : soit le meilleur moyen d'éluder les questions les plus brûlantes tout en entamant un processus de régression possiblement catastrophique. « Le défi de la modernité, nous rappelle Bauman, est de vivre sans illusion et sans être désillusionné. » Il reste à relever et ce livre nous y aide puissamment.

  • Notre monde n'a jamais été aussi riche ni si inégalitaire. N'en déplaise aux fondamentalistes de la croissance économique, le fossé continue de se creuser entre les uns, de plus en plus riches, et les autres, de plus en plus pauvres. À l'heure actuelle, une infime minorité de la population mondiale concentre près de la moitié des richesses totales. La «  main invisible  » des marchés opère pour une petite caste, étranglant tous les autres.
    Dans cet essai incisif, Zygmunt Bauman condamne les mirages de la société de consommation, du toujours plus. Il poursuit sa réflexion sur les ravages de la mondialisation, en attaquant les systèmes élitistes. Il montre leur inefficacité économique et sociale, ainsi que les dangers qui pèsent désormais sur la démocratie.

  • Notre société engendre de nouvelles peurs. Car la modernité, devenue " liquide ", a fait triompher l'incertitude perpétuelle : la quête de sens et de repères stables a laissé la place à l'obsession du changement et de la flexibilité. Le culte de l'éphémère et les projets à courts terme favorisent le règne de la concurrence au détriment de la solidarité et transforment les citoyens en chasseurs ou, pis, en gibier. Ainsi le présent liquide sécrète des individus peureux, hantés par la crainte de l'insécurité.
    L'un des plus grands sociologues contemporains porte un regard sans concession sur l'insécurité sociale et s'interroge sur la fin des utopies.

  • L'auteur montre que la mondialisation conduit à l'édification d'une élite minoritaire dans un monde où le marché prend le pas sur le politique, affaiblissant l'Etat-nation et faisant subir à une grande partie de la population l'exclusion, la violence et le repli sur soi. L'ensemble dénonce une profonde crise des valeurs humanistes, résultat de la tension entre loi globale et ordres locaux.

  • Durant toute l'ère moderne, les intellectuels exercèrent sur l'opinion un talc de législateurs au nom dune vérité unique, absolue et universelle. Ils se voulaient les guides dont les préceptes permettraient à coup sûr de se rapprocher de la société juste et bonne. Mais à l'heure de la postmodernité, nous vivons dans un monde éminemment pluriel, où cohabitent de multiples cadres de référence, ayant chacun sa grille de lecture et ses critères de rationalité, et où coexistent des positions comparables et concurrentes qui ne peuvent être réconciliées. Dans ce contexte de pluralisme irréversible, un consensus à l'échelle mondiale sur les visions du monde et les valeurs étant impossible, la communication entre les traditions est devenue la question majeure de notre temps. Incapables d'éclairer leurs concitoyens à la lumière d'une Vérité sapée par k relativisme, les intellectuels se recyclèrent en interprètes des traditions culturelles. Dans La Décadence des intellectuels, Zygmunt Bauman, sociologue lucide sur notre époque, retrace et éclaire cette évolution, des Lumières à la culture de consommation. La vigie d'autrefois a quitté son poste et troqué sa longue-vue contre une loupe. Elle nous observe, nous scrute et nous apprend à mieux nous connaître. Mais qui empêchera le bateau sur lequel nous sommes tous embarqués de se briser sur les récifs oe

  • La richesse des uns, des très riches, mais aussi des autres, ne contribue pas au bonheur de tous. Dans cet essai incisif Zygmunt Bauman condamne les mirages de la société de consommation, du toujours plus. Il poursuit sa réflexion en attaquant les systèmes élitistes, montrant leur inefficacité économique et les dangers qui pèsent désormais sur la démocratie.

  • "La vie de consommation ne consiste pas à acquérir et à posséder.
    Ni même à se débarrasser de ce qu'on a acquis avant-hier et dont on se vantait hier. Non, elle consiste avant tout à être en mouvement. La plus grande menace qui pèse sur une société qui fait de "la satisfaction du consommateur" sa motivation et son but, est précisément le consommateur satisfait. A n'en pas douter, le "consommateur satisfait" serait une catastrophe aussi grave pour lui-même que pour l'économie consumériste.
    Plus rien à désirer? Plus rien à rechercher? Relégué à ce que l'on possède (et donc à ce que l'on est)? Une telle situation - brève, si tout se passe bien - ne pourrait être baptisée que d'un seul nom: ennui." Disséquant les espoirs et les cauchemars qui hantent la vie pressée de l'homo consumens, Zygmunt Bauman redessine la place de l'éthique dans notre monde "liquide".

  • La mondialisation est-elle un bien ou un mal ? Quelles en seront les conséquences ? Pour Zygmunt Bauman, il y a d'un côté une élite minoritaire qui en tire les bénéfices, de l'autre une masse de plus en plus nombreuse d'exclus, poussés à la violence et au repli identitaire. Cet essai donne ainsi un sens et une cohérence aux phénomènes préoccupants qui agitent le monde actuel : affaiblissement de l'Etat-nation, primat du marché sur le politique, rôle des nouveaux médias, obsessions sécuritaires, régression sociale, etc. En dénonçant ces non-dit, il dévoile la profonde crise des valeurs humanistes que nous traversons.

  • Identité

    Zygmunt Bauman

    Nous assistons au passage d'une phase " solide " à une phase " liquide " de la modernité.
    A l'état liquide, rien n'a de forme fixe, tout peut changer. Dans un environnement fluide, faut-il s'attendre à une inondation ou à une sécheresse ? Mieux vaut se tenir prêt pour l'une comme pour l'autre. Les structures, si tant est qu'il y en a, ne tiendront plus longtemps. Elles finiront elles aussi par prendre l'eau, se liquéfier, suinter, et fuir. Les autorités aujourd'hui révérées seront demain tournées en dérision, méprisées et huées, les célébrités seront oubliées, les idoles à la mode ne survivront plus que dans les jeux télévisés, les nouveautés seront mises au rancart, les causes éternelles seront abandonnées pour d'autres causes tout aussi éternelles, les puissances indestructibles tomberont aux oubliettes, les palais et les banques seront engloutis par d'autres plus grands encore ou finiront tout simplement par disparaître, les actions à la hausse seront dévaluées, les brillantes carrières déboucheront sur une voie de garage.

  • Europe, une aventure inachevée Nouv.

    Notre planète part à la dérive et les confl its la déchirent, plus que jamais elle a besoin des qualités développées par l'Europe, et par l'Europe seule : le regard critique qu'elle porte sur ellemême, sa soif de transcendance, d'exploration et d'expérimentation, sa conviction qu'une alternative et une meilleure forme du vivre ensemble peuvent être atteintes, tout comme son engagement à les rechercher et à les défendre. Mais aujourd'hui, l'Europe doute d'elle-même, et de sa place dans un monde en permanente évolution ; elle manque d'idées, de ressources et de volonté pour poursuivre sa vocation. Elle se débat également avec les conséquences d'un processus de mondialisation à sens unique qui dissocie le pouvoir du politique.

  • Modernite et holocauste

    Zygmunt Bauman

    • Fabrique
    • 6 Septembre 2002

    Ce livre récuse les lieux communs sur le génocide des juifs : tragédie interne à l'histoire juive, point culminant d'un antisémitisme allemand, accident de parcours inexplicable de la civilisation occidentale.
    Il analyse la rencontre unique entre des facteurs " normaux " du processus civilisateur et une forme particulière de criminalité. l'essai étudie tout spécialement la manière dont le génocide industriel calque ses procédures et ses dispositifs sur les schèmes de l'action bureaucratique rationnelle des pays développés. analysant auschwitz comme une extension du système industriel moderne, les criminels nazis comme des personnalités ordinaires saisies par la dynamique du processus exterminateur, ce livre travaille à situer le judéocide au coeur de la société moderne.
    Il va à l'encontre de la tendance, largement répandue, à l'exaltation narcissique de la souffrance juive. nul doute qu'il suscite en france, comme dans tous les pays oú il a été publié, une ample discussion.

  • Zygmut Bauman, penseur atypique et inspiré, décrit d'abord dans ce livre majeur l'expérience contemporaine avec son temps accéléré, ses rencontres décousues, ses engagements momentanés, son obsession de la forme, la recherche de la sentation vraie, la vie dans le déplacement, la rencontre de l'étranger dans le tourisme ou la xénophobie, le commerce de la violence, la surveillance de la vie et la toute puissance technique. En même temps, profondément influencé par Levinas, Bauman retrouve au milieu des décombres de l'ordre ancien l'urgence et l'instance d'autrui. Là où la vie est en miettes, il reste le défi de la rencontre d'autrui. Comment vivre sans codes ni règles sans tomber dans le chaos ? Comment vivre humainement en dépit du fait que la vie est en miettes ? Son livre est à la fois étonnament lucide, démystificateur et paradoxalement optimiste.

  • Vies perdues

    Zygmunt Bauman

    "Le rebut est le secret sombre et honteux de toute production" (Zygmunt Bauman)
    Toute forme de société implique des rebuts. Notre planète est pleine et déborde de déchets ; mais aujourd'hui, ce terme désigne aussi ce que l'auteur appelle des "déchets humains", une population en surnombre d'êtres qui sont rejetés, exclus, qui ne peuvent rien faire de leur existence.

  • Selon Zygmunt Bauman, notre ère postmoderne a vu l'avènement d'une «  société liquide  », dans laquelle la communauté cède le pas à l'individualisme, le changement est la seule chose permanente et l'incertitude la seule certitude.
    Connu dans le monde entier pour ses travaux éclairants sur notre monde, Zygmunt Bauman avaient entamé, peu avant sa mort, un dialogue avec Thomas Leoncini, un journaliste italien de soixante ans son cadet.
    Celui-ci se fait le porte-parole des générations nées dans une «  société liquide  » et en perpétuelle mutation, abordant les enjeux du monde contemporain dans toute leur profondeur. Bauman les étudie avec un recul salutaire, des dynamiques de l'agressivité   et en particulier le phénomène du harcèlement  , aux questions que posent l'existence d'internet ou les transformations sexuelles et amoureuses.
    Partisan d'une collaboration générationnelle, «  qui génère le présent et générera le futur  », le sociologue et philosophe de renommée mondiale s'adresse à tous avec simplicité et nous offre ici un formidable point d'entrée dans sa pensée.
      Professeur émérite à l'université de Leeds et sociologue, Zygmunt Bauman (1925-2017) a publié de nombreux ouvrages, dont Le Coût humain de la mondialisation, L'Amour liquide, La Société assiégée, La Vie liquide dans la collection «  Pluriel  ». Thomas Leoncini est un journaliste italien né en 1985.
      Propos de Zygmunt Bauman traduits de l'anglais par Christophe Jacquet  ; propos de Thomas Leoncini traduits de l'italien par Marc Lesage    

  • Babel

    ,

    • Cnrs
    • 18 Mai 2017

    Zygmunt Bauman (1925-2017) compte parmi les figures majeures de la sociologie européenne. Contrairement à ses contemporains, il n'a jamais aspiré à construire un système théorique. Du Coût humain de la mondialisation à L'Éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs ?, il multiplie les thématiques et les angles d'approche, soucieux de rendre compte de la complexité croissante de la société. La diversité de ses sources, de la politologie à la philosophie et à la littérature, témoigne d'une rare exigence intellectuelle.

    Ce dialogue à bâtons rompus avec son ami journaliste Ezio Mauro introduit de manière vivante à son oeuvre. « La vie liquide », les « fragilités d'appartenance » avec Internet, l'hypocrisie de notre langage quotidien, la marchandisation de la vie, l'exclusion mise en scène dans des spectacles médiatiques, le caractère superficiel de notre univers multiculturel... sont ici exposés, explorés avec simplicité et détermination.

    Au-delà des mirages de la postmodernité, Zygmunt Bauman nous engage à poursuivre la construction des valeurs d'autonomie, de liberté et de rationalité sociale, tout en interprétant les paradoxes de notre condition actuelle. Cet ouvrage-testament lui permet de revisiter son oeuvre au prisme de notre quotidien.

  • Avec l'avènement de la modernité liquide, la société de production s'est transformée en une société de consommation.
    Désormais, les individus sont à la fois les promoteurs des produits et les produits dont ils assurent la promotion. ils sont dans le même temps la marchandise et le vendeur, les biens et leurs représentants de commerce. ils habitent tous le même espace social qu'on décrit habituellement par le terme de "marché". l'épreuve à subir pour accéder aux meilleures positions sociales exige qu'ils se reconditionnent sans cesse en produits capables d'attirer l'attention sur eux-mêmes.
    Cette subtile transformation des consommateurs en produits est le trait le plus caractéristique de la société de consommation dans laquelle nous vivons. c'est sa vérité cachée, son secret le plus enfoui et le mieux gardé. montrant que "la remarchandisation constante est à la marchandise, et donc au consommateur, ce que le métabolisme est aux organismes vivants", zygmunt bauman, dans ce nouvel opus brillant et décapant, examine l'impact des attitudes consuméristes sur des aspects apparemment distincts du cadre social (politique et démocratie, divisions sociales et stratification, communautés et partenariats, construction de l'identité, production et utilisation du savoir) et dénonce l'illusion et les dangers d'une société au sein de laquelle il est impératif de consommer pour être.

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